WALFADJRI
Lundi 15 Septembre 2003 - page Culture

REALISATION DU CLIP « BOUL FALE » - Silence ! On tourne avec Ekankan

Ils ont choisi un des célèbres « labyrinthes » de Dakar pour parler aux mélomanes sur fond de sonorités afro. Le clip Boul Falé, du nom du premier album du groupe Ekankan, se veut un cocktail vibrant de rythmes et de couleurs.

Niayes Thioker Samedi 13 septembre. Il fait presque 11 heures. Le soleil darde ses rayons sur ce quartier populaire niché au cur du centre ville, à quelques mètres du luxe insolent de la capitale. L'étroitesse des lieux et le nombre impressionnant de familles qui s'y entassent ont valu aux populations de Niayes Thioker d'accueillir le tournage du clip Boul Falé, de la première production du groupe, Ekankan, né des cendres de Nakodjé.

« Le clip sera réalisé avec un vrai cinéaste qui travaille sur la base d'un synopsis » précise l'ex-manager du groupe Nakodjé, Brigitte Allamand, également productrice de l'album Boul Falé. En effet, c'est le réalisateur sénégalais Moussa Touré, pour qui « un clip, c'est un court-métrage » qui va s'inviter dans les labyrinthes de Dakar avec son arsenal cinématographique promenant sa caméra dans l'intimité des gens. Les personnages, pour l'essentiel des musiciens, avec Souleymane Faye « Diego » en Guest Star, se sont pliés volontiers aux exigences du cinéma avec ses innombrables répétitions des scènes du clip, ponctuées par les ordres du réalisateur : «  Silence ! on tourne ».

Le clip qui accompagnera la sortie de l'album, Boul falé, prévue le 19 septembre trouvera son charme dans la diversité de ses couleurs. Notamment dans le port vestimentaire des musiciens avec des tissus locaux, des chaussures en bogolan et autres bonnets nigériens. « L'idée est de mettre en valeur le riche patrimoine culturel sénégalais », explique la suissesse, Brigitte Allamand, manager du nouveau groupe Ekankan ( le « potager » en diola), qui travaille depuis cinq ans avec les professionnels de la musique sénégalaise. Passionnée de sonorités africaines, elle entend continuer avec Ekankan initié par les Babou Ben Konaté (balafon), Lamine Touré (percussions) et Ndakhté Ndiaye (batterie). Le groupe a enregistré l'arrivée d'Edouard Manga (kora) et d'Abdourahmane Fall (basse).

 

Mbagnick NGOM

 

rejoignent.